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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 08:19

Le vol du météore
      
      Je n’étais qu’un enfant alors, mais à mesure
      Que le Soleil levant, rendait ma raison mûre,
      Comme des rayons d’or sur la Lune semés,
      Je remplissais en moi les sillons consumés.
      En écoutant la voix qui ne me parlait pas,
      Je frayai le chemin qu’emprunteraient mes pas.
      Dans un silence fou, apercevant son dais,
      J’apostrophais Dieu, mais nul ne répondait !
      Je n’aurais pas laissé une seule seconde,
      A ces moments perdus dont se meure le monde.
      J’avais brûlé mon sang, à ce feu de mon cœur,
      Sacrifiant le jour, cherchant une lueur.
      Je ne sais quel instant profond de vérité ?
      M’emmenait d’une idée vers ce lieu lacté !
      Etait-ce un souvenir aveugle de l’amour,
      Qui pour un tel effort justifia le tour ?
      Etait-ce qu’exaltant mon âme jusqu’au culte,
      Je craignis que le sol ne lui fût une insulte ?
      Au prix de ce bonheur, que mille fois je meure !
      Car je vis mille fois en de pareilles heures !
      Les heures que pourtant demandait le séjour,
      Sur des nuages blancs, chevauchant le contour,
      Assaillirent mes flancs en un large soupir !
      Je compris qu’à présent j’allais m’épanouir !
      Par un fil dans les yeux, épousant les ténèbres,
      Mon nombril se rivât au fond de mes vertèbres
      Et des deux bords du temps, inspira ma pensée,
      De ces liens du corps enfin débarrassée.
      Emportés par le vent, je percevais les ondes,
      Couvrant l’éternité d’interminables rondes ;
      Mes ailes de lumière en séant à mon âme,
      Eclipsaient à mes sens le néant qui se pâme.
      A l’arrêt temporel, d’éden redescendu,
      Avec un sentiment de paradis perdu,
      A présent, le passé de telles destinées,
      Marie mon souvenir aux images innées.
      Parfois, se retrouvant en terrain imprévu,
      Un seul coup d’oeil connaît ce qu’il n’a jamais vu
      Et dans la certitude ou le réveil le plonge,
      Invisible des yeux, l’ut visité en songe !
      Qand le chant sidéral, haï de la ténèbre,
      Au pays de l'azur et des rêves d'orphée,
      Prédéstine l'aurore à ce héros célébre,
      Cet Y échéant de son sein le trophée.
      L'artifice funèbre éblouis du matin,
      Ecoute en ces lieux l'ode mélodieuse,
      Déchirant en lambeaux sa robe de satin,
      Pour aller célébrer la voix silencieuse.
      Ainsi l'étoile acouche un jour emerveillé,
      Du temps prenant sa part, à la vie amoureux,
      De sa belle maîtresse au joug ensoleillé,
      Ephemère rosée sur le sol vaporeux.
      Longtemps pourtant la fleur apres que le déluge,
      Enhivré et lassé de ce vin et d'amour,
      Oubliant d'investir un semblant de refuge,
      Echape la pensée vétue de ce velours.
 
 
auteur : Mario Kekic
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Je ne faillirais pas à ce besoin profond
Puisque-il en est ainsi j’assouvirais ma tâche
Sans écouter les cris du gueux qui se morfond
D’un trait je faucherai sa tête de ma hache
Puis la regarderai avec désobligeance
Rouler sur les parvis de l’anathème pieux
Après avoir enfin assouvi sa vengeance
Dans un dernier élan j’en rendrai compte à Dieu
Qu’ais-je pu faire au ciel pour mériter ce don ?
Ô toi maître du temps étais-je un mauvais fils ?
Me donneras-tu donc ton immense pardon ?
Ou-bien m’as tu voué aux enfers dès jadis ?
Même si j’ai voulu je n’ai fais qu’obéir
Pourtant tu le sais bien j’ai tenté de lutter
J’ai cru te défier tant aimé t’ébahir
Mais c’est bien ton désir qui m’a fait permuter
A présent que scellé le destin s’accomplit
Que feu ma vie de chien pour ta gloire s’achève
Je ne regrette rien bien que dans le délit
Que n’aurais-je donné pour vivre un autre rêve
BLOODY-TIME

auteur : Mario Kekic
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Serait-il vain de croire
Qu'un jour nous serons seul
Au delà du mirroir
Engence d'un aïeul
Le spermatozoïde
Oublié, dépassé,
Dans l'ovule ovoïde,
base de ce passé.
Prends la decision
La declaration
Qu'enfant de la Patrie
Un jour est arrivé
Bravant la tyranie
Notre étendard levé
Soulevant des campagnes
De féroces soldats
Pour sauver nos compagnes
Du viol, du trépas
Et comme Charlemagne
Un jour devenir Roi

auteur : Mario Kekic
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A la belle apparence

Eprise d'apollon

La muse dyslexique

Attise le silence

Ethique sans pardon

Avec iniquité

Cristallise les sens

Abuse la bonté

O médiocrité

A l'heure du sommeil

Otage de la nuit

Je seme sous ta grille

Au cœur de la muraille

un rayon de soleil

Qui traine l'anathème

Au fond de ma bastille

Un ange sans visage

Au yeux de cette fille

Elève mon image

Au creux de sa pupille

Etrangère inhumaine

En songe me repète

allons au grès du vent

Rejoindre la tempête

auteur : Mario Kekic
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Bobo ne donne rien
Au peuple citoyen
Qui doit lui pardoner
Son manque de moyen
Son action politique
Vaine et sans avenir
Justifie l'éthique
La misère à venir
Le chagrin des petits
La souffrance des mains
La fin des appétits
La france aux lendemains
Qui ne chanteront plus
Qui courberont l'échine
Pour fouiller le surplus
Comme un clochard qui chine
auteur : Mario Kekic
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La fin d'un monde approche
Car l'amour est perdu
Comme un fou qui s'accroche
Comme un coeur éperdu
Les sentiments sont morts
Seul compte l'intérêt
Certains jettent des sorts
En remboursant le prêt
La haine vaut mieux
Que cette indifférence
La vie dans les cieux
Comme une révérence
Comme si l'être humain
Par sa dualité
Avait donné sa main
Avec fatalité
En tirant un missile
Sur un pays félon
L'uranium fissile
S'abat comme un frelon
Atomisant culture
Centrales militaires
Brûlant l'infrastructure
Des sectes délétaires
auteur : Mario Kekic
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Austerlitz, au coeur de la nuit, une ombre descend du métro; du cinéma X petit paradis, tombe d’artifice et de mots Vero au galot, dressée au garot, se refait la rixe a zero; se pique les veines, se perce sans peine, d’un mot qui l’enchaîne, HERO ! HERO ! HERO ! HERO ! Le plaisir amer, du fer dans la chair se draine, se dose, en une over-dose ! Le désir qu’amène les vers à la prose avec sa shooteuse, elle ose ! HERO ! HERO ! HERO ! HERO !
auteur : Mario Kekic
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la retraite c'est la mort aux traitres !

Les savoirs dominants s’effondrent. Non comme les twins towers se sont effondrées, laissant derrière elles un nuage de poussière qui alimente la mythologie-guerre, mais plutôt comme s’affaisse une forme sur la surface d’un écran de Tetris, ou mieux, comme s’évanouit un corps venant de se faire embrasser jusqu’à la morsure par une amante vampire.
Parler de cet affaissement des formes et des corps pendant qu’il est en train de se produire est en soi un exercice de révélation tactique. C’est faire avec Haraway du « bruit intentionné », de la « contamination stratégique ». Dans l’état actuel de micro_guerre_totale pour la domination de la production des codes, donner une véritable cartographie des savoirs situés, un plan complet des vecteurs de critique des savoirs et langages dominants, reviendrait à renoncer au jeu. Il s’agira plutôt d’identifier certains déplacements des savoirs dominants vers une multiplicité de savoirs locaux ou minoritaires. Cette cartographie se veut donc partielle et schématique, une simple simulation textuelle, une collection de traces lumineuses déjà disparues qui cherchent à s’inscrire aujourd’hui dans la mémoire politique. Les anormaux peuvent-ils devenir experts ? Les subalternes peuvent-ils parler ? Quel type d’objectivité peut produire une expertise des anormaux, des trans, des intermittents, des handicapés ou des drogués ? Quel peut être le savoir adéquat à un temps postorganique ? Il revient à Donna Haraway d’avoir kidnappé l’expression « situated Knowledge », « savoir situé », du domaine de la pédagogie expérimentale, et plus concrètement de la recherche des relations entre apprentissage, savoir et contexte, pour initier dans le féminisme un déplacement des débats épistémologiques sur l’objectivité vers une généalogie politique des savoirs.
Le savoir situé émerge comme une réponse au double bind dans lequel se trouve l’épistémologie féministe à la fin des années 80 dans sa définition de l’objectivité : d’une part entre le modèle du « constructivisme social radical », et l’« empirisme féministe »; et d’autre part, entre le « savoir subjugué » et les éthiques du consentement informé.
Voici les limites du débat épistémologique. Selon Haraway, d’un côté le constructivisme considère toute forme d’<..ivité scientifique comme étant le résultat d’un exercice rhétorique, l’effet des tensions entre différents acteurs sociaux dans un champ de forces. Ici, la science devient texte et champ de pouvoirs. De l’autre, l’empirisme féministe de Harding, au-delà de la radicale contingence historique des modes de productions de savoir, affirme la possibilité d’une forme d’<..ivité féministe. Le premier modèle conduit selon Haraway à une herméneutique totalitaire : objet et sujet de la science sont réduits à des instances rhétoriques produisant des positions politiques cyniques et désengagées. Mais, dans l’ère de la domination informatique, le féminisme ne peut se permettre ce luxe moderniste et romantique. Toutefois, Haraway se distancie du modèle de Harding : héritier d’un certain humanisme marxiste, l’empirisme féministe reste dépendant des épistémologies transcendantes qui aspirent à un savoir pur et présupposent un sujet du savoir innocent et indépendant. Face aux autorités scientifiques universelles et aux relativismes culturels, Haraway soutient la possibilité d’un savoir situé comme pratique de l’<..ivité subalterne. Il ne s’agit pas d’aller au-delà des deux modèles précédents ou de les dépasser à travers un Aufhebung dialectique, mais plutôt de les traverser pour les pervertir. Aussi bien le constructivisme radical que l’empirisme féministe se laissent contaminer par un savoir_vampire.
La frontière : site de production de savoir situé semble immédiatement faire référence à un lieu, une position, une localisation ou un site ; mais, une des complexités de cette notion est qu’elle vient à ébranler le lieu même de production du savoir. Alors, Savoir = Lieu, mais de quel lieu s’agit-il ? Ce lieu est une brèche, l’effet d’une série de déplacements :
1. des théories et mouvements anti-coloniaux vers une critique postcoloniale ; 2. du féminisme hégémonique hétérocolonial vers une critique de la construction transversale de la race, du sexe, du genre et de la sexualité... ; 3. des politiques des identités vers des politiques post identitaires ; 4. des politiques du corps vers des cyborgologies dénaturalisées.
1. On assiste à un glissement des philosophies du temps vers des philosophies de l’espace. La différence (non plus ontologique mais plutôt épistémo-politique) n’est plus déterminée par une qualité essentielle (anatomique, linguistique, symbolique, économique...) mais par une irréductible pluralité des lieux. Le savoir n’est ni abstrait ni délocalisé. Il n’existe pas en dehors d’une géographie précise. Walter Mignolo appelle « géopolitique du savoir » ce double procès de « spatialisation du savoir » et de « politisation du lieu » : « La conséquence la plus importante de la géopolitique du savoir est de comprendre que le savoir fonctionne comme les super flux de l’économie globalisée ». La guerre des savoirs vampires est une lutte pour le décentrement géopolitique de loci de l’énonciation scientifique.
On est dans une condition « glocale ». On habite une multiplicité d’espaces de friction, de zones frontalières. Les subalternes ne sont plus dans une simple extériorité coloniale ou sexuelle. Le savoir situé ne constitue pas une transgression venant des marges de la normalité (raciale, sexuelle, économique...). Aussi bien Paris qu’Avignon, le pénis-bio que la prothèse, sont devenus des zones hybrides de contact, de superposition. Chacune des villes et chacun des organes sont simultanément proches et distants, familiers et exotiques, intimes et étranges. À la différence des narrations anticoloniales, féministes et homosexuelles des années 70, qui établissaient des oppositions binaires entre colonisateurs et colonisés, ou normaux et pervers, tout en réservant à ces derniers un lieu d’extériorité morale, culturelle et même métaphysique par rapport à leurs oppresseurs, les savoirs postcoloniaux, queer et trans, entendent les régimes de normalisation coloniale ou sexuelle comme un champ de forces sans dehors possible. Il y a une pluralité de mondes qui ne sont néanmoins pas complètement extérieurs les uns des autres. Leibniz se laisse mordre au cou par Spinoza le vampire.
Les premiers discours postcoloniaux surgissent de cette condition tectonique de frottement. Le non-lieu ou le contre-lieu d’émergence des savoirs situés est la frontière. Certains précurseurs des savoirs situés, experts des frontières : Franz Fanon, Aimé Césaire, Edouard Glissant. On trouve ici des narrations contre-coloniales qui n’accentuent pas l’autochtonie mais plutôt les zones de contact, les identités transversales et les espaces hybrides. Il s’agit de l’espace propre aux langues et identités créoles, métisses, mulâtres, post-indigènes. Dans une autre plaque géopolitique, le créateur des Subaltern Studies, Ranajit Guha, parle de construire une nouvelle historiographie. Si l’indépendance de l’Inde avait été conquise en 1947, il est temps maintenant de chercher « l’émancipation par rapport à l’épistémologie coloniale ». Face au paradoxe constitutif du sujet colonial, Guha émet une critique anti-épistémologique radicale : les méthodologies scientifiques hégémoniques (aussi bien des sciences dures que des sciences humaines) et leurs catégories ne sont pas simplement incapables de révéler la subjectivité des subalternes, mais produisent plutôt elles-mêmes la condition de subalternité.
La question est : comment produire un savoir capable de rendre compte des agencements historiques des sujets subalternisés pas la colonisation ? Alors que dans les années 80, Spivak avait diagnostiqué avec un certain pessimisme épistémologique l’effacement systématique de la voix du subalterne dans le texte impérialiste, quelques années plus tard Bhabha, Mohanty, Alexander...et Spivak elle-même affirmeront l’existence de langages subalternes dans les fractures entre plusieurs discours hégémoniques. Loin d’une non-traductibilité radicale de la condition de subalternité, la critique postcoloniale réclame le statut frontalier de tout langage : il n’y a pas de langage qui ne soit produit de la traduction, de la contamination, du trafic. Si le savoir dominant se caractérise par une prétention au monolinguisme, alors les savoirs situés sont des hétéroglossies. Le savoir_vampire est une technologie de traduction entre et à travers une multiplicité de langues qui se dressent contre la sur codification de toutes langues dans un langage unique.
2. Au cours les années 80, de nouveaux discours « glocaux » émergent dans une autre zone de friction, entre les États-Unis et l’Amérique centrale et du sud, mais aussi entre la pensée universitaire dominante et les langages du féminisme noir, chicano, lesbien et trans. Le Féminisme émancipationniste va être dénoncé par ses marges comme un savoir hégémonique. Le terme postféminisme enregistre ce déplacement du lieu de l’énonciation d’un sujet universel « femme » vers une multiplicité des sujets situés. De Lauretis parle d’une « rupture constitutive du sujet du féminisme » qui dérive de « la non coïncidence du sujet du féminisme avec les femmes ». Ce sujet excentrique du féminisme est le cyborg d’ Haraway. Il s’agit d’un bouleversement conceptuel des débats autour de l’égalité/différence, justice/reconnaissance, mais également essentialisme/constructivisme vers les débats autour de la production transversale des différences. Transféminisme est la forme que prend le féminisme quand il court le risque de la situation en multiplicité.
Le recours essentialiste à une seule notion de différence sexuelle ou de genre (essentialismes biologiques de la génitalité ou de la reproduction sexuelle, essentialismes marxistes dominés encore aujourd’hui par la notion de « division sexuelle du travail » ou par celle plus à la mode de « féminisation du circuit productif », essentialismes linguistiques ou symboliques) se voit aujourd’hui débordé par une analyse transversale de la production des différences.
Il ne s’agit pas simplement de prendre en compte la spécificité raciale ou ethnique de l’oppression comme une variable de plus à côté de l’oppression sexuelle et de genre, mais plutôt d’analyser les espaces de superposition entre genre, sexe et race (la sexualisation de la race et la racialisation du sexe) comme des processus constitutifs de la modernité sexocoloniale. La race, la classe, le sexe, le genre, la nationalité...n’existent que comme faisant partie d’un réseau complexe de relations mutuelles. Il ne s’agit pas d’additionner politique homosexuelle, politique du genre, politique anti-raciste...Il s’agit d’inventer des « politiques relationnelles », de créer des « stratégies d’intersectionnalité politique » qui défient les espaces de « croisement des oppressions », d’interlocking opressions.
Voici quelques figures liminaires qui opèrent comme des indices de situationnalité : la « frontera » et « la peau » de Gloria Andalzua, la « batârde » et la « malinche » de Cherri Moraga, le « cyborg », le « coyote », le « virus », le Modest_Witness, l’OncoMouseÔ, le FemaleManÓ de Donna Haraway, « le sujet nomade » de Rosi Braidotti, « l’intellectuelle organique » d’Aurora Lewis, la « mimesis déviée » de Hommi Bhabha, le « drag » et la « citation subversive » de Judith Butler, le gender blending de Kate Bornstein, « l’hermaphrodyke » de Del Lagrace Volcano, « le gode » ou « la prothèse » de Preciado, la « trans-formation » de Terre Thaemlitz...Toutes ces notions délégitiment la pureté, la téléologie et l’unidimensionnalité des savoirs produits par les représentations de la modernité sexo-coloniale.
3. Le savoir situé s’oppose aussi au savoir subjugué et aux éthiques du consentement informé. D. J. Haraway branche en circuit fermé Foucault, Marx et le technolibéralisme pour produire un scratching. La boucle dit : savoirs = communautés = pouvoirs.
Le savoir subjugué n’est pas immédiatement un savoir situé. La subordination n’est pas une plateforme innocente produisant de l’<..ivité. « La subordination, dit Haraway, ne constitue pas un sol pour une ontologie ». Face à l’évolution des politiques des identités des dernières 30 années, Haraway critique la facilité des savoirs subjugués à devenir des forces de normalisation et de naturalisation : institutionnalisations des politiques des genres, politiques gays et lesbiennes assimilationnistes, essentialisations nationalistes des projets anticoloniaux... Au pire, les savoirs subjugués tendent à l’élaboration des expertises_ victimes, à la naturalisation de l’oppression, à la construction d’un sujet politique fondateur (la femme, le prolétaire, l’homosexuel, le chômeur, l’artiste, etc.) et à la production de dehors constitutifs (les putes, les working poor, les trans, les intermittents, les travailleurs du sexe, etc.) comme condition de l’action politique. « Les positions des subjugués, dit Haraway, ne sont pas exemptes des ré-examens critiques, des décodifications, des déconstructions et des interprétations...L’identité ne produit pas de science ; la position critique si. » Le savoir situé ne peut être non plus confondu avec les éthiques de consentement informé : des variantes ultra libérales du supercapitalisme global qui promeuvent l’accès au savoir (de l’usager, du malade, du travailleur) comme une condition de possibilité des choix informés dans un monde d’individus libres et égaux devant la loi.
Les épistémologies contre-hégémoniques se débattent entre deux sujets impossibles : d’une part, un sujet sphérique de l’histoire oppositionnelle (soit les « femmes du Troisième Monde », soit le sujet « queer », soit les paria de la terre...), un sujet révolutionnaire ultime qui opère comme moteur de l’histoire et qui, paradoxalement, peut parler au nom de tous ; d’autre part, un sujet éclaté par l’accumulation statistique des différences multiculturelles avec leurs savoirs bien informés. Dans le premier cas, on glisse progressivement vers une sorte d’internationalisme cosmopolite paria-queer ; dans le deuxième, nul besoin d’alliances politiques, mais plutôt de stratégies de com, de mécanismes de défense des droits des minorités (droits des femmes, des gays, des malades... en tant qu’ils sont aussi des consommateurs fidèles toujours à la recherche de plus de représentation et de plus de visibilité.
Au risque de tomber à nouveau dans un universalisme des méta-oppressions, on ne peut plus continuer à utiliser aujourd’hui le mot « queer » pour parler d’un savoir mineur ou local. Récemment en Europe et depuis déjà quelques années aux États Unis, le mot queer s’est vu surcoder, recoloniser par le discours dominant : Ardisson avait déjà déposé le mot queer en 1998 à l’INPI, mais il faudra attendre 2004 pour voir apparaître toute une série de discours normalisants aussi bien médiatiques (pinkinisation des identités), qu’académiques qui vont s’annexer l’épithète queer pour le prendre dans leurs propres effets de savoir-pouvoir. L’actuel contexte de réappropriation exige un déplacement encore plus vertigineux. Ma propre formulation « multitudes queer » est aujourd’hui un agencement politiquement obsolète. Queer ne peut constituer un sol lisse pour soutenir l’ ensemble des savoirs mineurs des genres, des sexes et des sexualités. Désolée pour les gourous, mais nous sommes en face d’une impossibilité constitutive de totaliser la critique. Il n’y a pas d’expert des experts locaux. Il est nécessaire de maintenir la fragmentation de l’énonciation en devenir : agencements transpédéféministesmusulmanogouines....Cela n’implique pas l’impossibilité d’une alliance locale des multiplicités ; bien au contraire, une alliance mineure n’existe que dans la multiplicité de l’énonciation, comme coupe transversale des différences.
Il ne s’agit pas de choisir entre un savoir hégémonique et voyou, et un ensemble de savoirs communautaires innocents et non-commensurables. Il n’y a pas de résolution pour une telle dialectique, puisque la dialectique et sa résolution sont elles-mêmes des figures du savoir unique. Il n’y a pas une forme privilégiée d’opposition mais une multitude de fuites. Le savoir situé ressemble, dit Haraway, au jeu « cat’s cradle » : il ne se donne pas en tant qu’opposition, ni en tant que résolution dialectique, mais en tant que connexion rhizomatique.
L’<..ivité située ne vient ni d’une subjectivité individuelle ni d’une identité essentielle. Elle est connexion synthétique des séries hétérogènes. Savoirs = Communautés = Pouvoirs. Le savoir situé n’est jamais le savoir d’un lieu privé ou individuel (mes gènes, mon genre, mon travail, moi, mon choix), mais agencement collectif, produit d’une « relation transversale des différences à l’intérieur et à travers les communautés ». Le savoir situé est la nuit de noce collective, le Sabbat des sorcières digitales.
Le sujet du savoir situé ne coïncide ni avec une identité essentielle, ni avec un sujet universel, il est simplement, dit Haraway, un « Modest_Witness ». Haraway prend l’expression de « Témoin_Modeste » de la méthode expérimentale de Robert Boyle comme méthode contextuelle déterminée par la pratique d’être témoin et par la relation de la vérité à une communauté de savoir - face aux détracteurs de la méthode expérimentale comme Thomas Hobbes, qui défendait un savoir unique et transcendant, indépendant des communautés desquelles il émane. Le sujet du savoir situé est un vampire. Il est nécessaire de mordre ou d’être mordu pour savoir. Être témoin de sa propre mutation. Prendre le risque de l’alchimie. Le terrain de l’épistémologie craque pour ouvrir un espace éthico-politique : « être témoin », pour Haraway, dépend de la relation constitutive entre « tester » et « attester » . « Être témoin, c’est voir, attester, se rendre publiquement responsable de, et physiquement vulnérable à, ses propres visions et représentations. » Voir toujours avec l’autre mais jamais à sa place. Le vampire, le Témoin_Modeste, plus qu’un sujet dans le sens politique ou métaphysique du terme est une meute, une bande, une multiplicité, un processus de mutation : « le vampire pollue les lignées pendant la nuit de noces...effectue des transformations des catégories à travers un passage illégitime des substances...il infecte le cosmos, la communauté organique fermée ». Le vampire est trans. De là cet étrange impératif : ou bien cesser la politique, ou bien faire de la politique comme un vampire.
4. Savoir situé est le nom que donne Haraway à la forme d’<..ivité scientifique féministe propre au corps postorganique : « embodied <..ivity », <..ivité incarnée. « L’<..ivité devient une forme spécifique et particulière d’incarnation, non pas une fausse vision promettant la transcendance de toutes les limites et responsabilités. La morale est simple : seule la perspective partielle promet une vision <..ive ». « L’<..ivité féministe incarnée » ne fait pas référence à « un site fixe dans un corps réifié, un corps femme ou autre », mais plutôt au corps en tant que prothèse technobiopolitique. Le lieu de l’<..ivité n’est pas un corps prédiscursif libre de toute intervention technologique, mais un corps technoorganique, une subjectivité prosthétique qui a déjà incorporé la technologie. Le sujet du savoir situé est une interface corps_technologie.
Le lieu de production de savoir et de vie est en mutation. Dans cet espace propre aux savoirs_vampires, règnent les états intermédiaires entre la vie et la mort : la vie végétative, la mort cérébrale, les hormones, les embryons, les virus, etc. Si, comme le voulait Foucaul,t il s’agit d’une biopolitique, cette biopolitique ne peut se caractériser simplement comme une politique du vivant, mais plutôt, comme « une informatique de la domination des corps techno-vivants ». Nous sommes passés d’une société industrielle à un système polymorphe et prosthétique d’information. Nous enregistrons un déplacement des modèles physiques et thermodynamiques (théories de la répression, de la lutte, de la résistance...) vers des modèles cyber-textuels, mais aussi épidémiologiques et immunologiques dans lesquels existe une primauté de l’écologie politique. Pourquoi résister alors que nous pouvant muter !
Le cyborg (terme inventé en 1960 par Manfred Clynes et Nathan Kline pour nommer un rat de laboratoire à qui avait été implanté une bombe osmotique et un système de contrôle cybernétique) de Haraway n’est que l’une des figures pour désigner cette condition d’incorporation prosthétique. Toutes les lignés d’héritage de la supermodernité se croisent dans le cyborg : l’automatisation du travail, la sexualisation de la machine, la computerisation de la guerre, et la digitalisation de l’information. Le corps du savoir situé est en même temps une créature organique et artificielle, un système technovivant. Mais attention ! la vie cyborg n’est pas l’existence mécanique de l’ordinateur mais plutôt, comme nous l’apprend Chela Sandoval, « la vie d’une fille qui travaille à griller des hamburgers et qui parle le langage-MacDonalds ». Le corps postorganique existe dans les interstices, entre les oppositions qui constituent la supermodernité : animal/humain, mécanique/organique, blanc/noir, masculin/féminin, hétéro/homo, bio/trans...Ce trans_sujet est « le monstre » dont Haraway attend de nouveaux projets politiques.
Le laboratoire : la nuit des noces des experts_revenants
L’accès des subalternes aux technologies de production de savoir, le déplacement du sujet de l’énonciation scientifique, génèrent une rupture épistémologique. En 1976, Foucault identifie cette rupture et la nomme « retour des savoirs assujettis ». C’est la nuit des morts-vivants de la connaissance. Ceux qui avaient été produits jusqu’à maintenant comme objets de l’expertise médicale, psychiatrique, anthropologique ou coloniale, les subalternes, les anormaux vont réclamer progressivement la production d’un savoir local, un savoir sur eux-mêmes qui questionne le savoir hégémonique. C’est un processus de « friabilité générale des sols », un effondrement opéré par la multiplicité « des critiques discontinues et particulières ou locales » : « Il s’agit en fait de faire jouer des savoirs locaux, discontinus, disqualifiés, non-légitimés, contre l’instance théorique unitaire qui prétendrait les filtrer, les hiérarchiser, les ordonner au nom d’une connaissance vraie, au nom des droits d’une science qui serait détenue par quelques-uns. »
Codes des genres, variations des sexes, identités sexuelles, morphologies corporelles, techniques de management des affects, franges entières du temps dédiées à la relation et à l’attention au vivant deviennent propriétés à l’intérieur des régimes régulateurs du Supercapitalisme. Autant de labels des industries culturelles et médiatiques, mais aussi des brevets des compagnies pharmaceutiques et médicales. Pratiques de mensuration telles que tests hormonaux, expertises psychiatriques ou juridiques, tests génétiques, mais aussi écographies in utero, protocoles d’assignation et de changement du sexe, bilans professionnels, tables de rentabilité du travail et de production, programmes de planification familiale...font partie du travail techno-discursif des sciences pour reproduire la matérialité du vivant dans le circuit Sexe-Capital. C’est ça la « biopolitique du corps postmoderne ». Dans cet espace visqueux se situent les mouvements postféministes, black, pédés, gouines, trans, mais aussi des groupes tels que Act Up, PONY, ou encore les mouvements des intermittents, postporno, le mouvement cripple, precarias a la deriva, les sexyshocks, etc...
Une pluralité multiforme des meutes s’élève contre les processus de capitalisation du vivant. Un Evangelion taille une cyberpipe au docteur Ikari avec une telle précision qu’il lui fait une vaginoplastie, tout en enregistrant un porno-trans-gore. Nous assistons à un processus multiple de ré-appropriation des technologies de production des objets bio-discursifs tels que le sexe, le genre, la sexualité, mais aussi la race, la reproduction, la maladie, le handicap, le travail, ou même la mort. Autant d’objets de connaissance produits par les discours biomédicaux, psychologiques ou encore économiques qui, loin d’être des entités textuelles, prennent la forme du vivant. Frankenstein ouvre un bureau d’expertise « freak » à Silicone Valley. L’objet du savoir (le pervers, le chômeur, la pute, l’artiste, le criminel...) devient agent à travers l’analyse et le détournement des discours et des techniques qui l’avaient produit en tant qu’espèce à contrôler. Ici, « la localisation est elle-même autant une construction complexe qu’un héritage ». Ces « nouvelles technologies de positionnement » sont les lieux d’où les assujettis se réapproprient « un savoir de l’anomalie, avec toutes les techniques qui lui sont liées ».
C’est une politique dénaturalisée, structurée autour des liens synthétiques d’affinité, une politique qui connecte des différences, qui établit des alliances rhizomatiques dans la discontinuité et non pas dans le consensus, une politique faite de « réseaux de positionnements différentiels ».
Commence ici une transvaluation de la relation traditionnelle entre esthétique et politique : on parlera de politiques des affects ou d’esthétiques cellulaires. Cette même équation se reproduit dans un chiasme où se croisent la théâtralisation de l’espace politique (politiques performatives) et l’expérimentation vertueuse dans le domaine de la subjectivité (esthétique cyborgologique). Il s’agit d’un spinozisme des micro-passions politiques : un laboratoire pour l’expertise dans lequel les corps testent collectivement des formes de vies. La politique devient sorcellerie.

Que vas faire le RHULL quand il sortira de sa grotte ?

TIME IS NEVER FADES TIME IS VIRUS OF OUR ENEMYS

Voici une dissertation (pas de moi) qui definni très bien Mark Storm.

Grosses bises !
 
auteur : Mario Kekic
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I WAS WALKING DOWN THE STREET OF PANAM
AND I SAW THE SADNESS THERE OF THE LOVELY PROSTITUTE
IN THE RAIN OF THE NIGHT IN PANAM
SHE WAS LOOKING FOR THE MONEY ON THE LONELY AVENUE
AS THE MISERY WHISPERS TO YOU LOST IN TEARS
WHEN THE MISERY COMES I ONLY WANT TO SAY
GIRL YOU ARE NICE AND YOUNG
DO YOU REALY WANT TO LIVE THIS WAY
SOME PEOPLE WILL NOT FEAR FOR PITY OR COMPASSION
FOR A SIMPLE PROSTITUTE THEY WILL NEVER KNOW THE TRUTH
THEY LIVE THEY HAPPY LIFE IN THEIR HAPPY MANSION
WHEN SHE ASKS FOR SOME HELP NOBODY MOVES
AS THE MISERY WHISPERS TO HER LOST IN TEARS
WHEN THE MISERY COMES I ONLY WANT TO SAY
GIRL YOU ARE NICE AND YOUNG
DO YOU REALY WANT TO LIVE THIS WAY
I WAS WALKING DOWN THE STREET OF PANAM
I SAW THE MISERY PROSTITUTE WOMAN
I SAW HER PRAY THE EVENING BEFORE SLEEP
PRAY WHO ? BIG GOD PRAY FOR $
MISERY MISERY ITS YOU WHISPERING (IN MIDDDLE OF CRY)
(LOST IN TEARS) IN THE BREEZE OF THE WIND
WHO ARRIVEDONE NICE EVENING MURMUR SLOWLY
MY GIRL YOU ARE NICE AND VIRGIN AND THIS IS GOOD FOR SELLING
IF SHE SLEEPS LOOK LIKE THAT
IN THIS DIRTY BED IN THE WAY THAT SHE IS
ITS NOT LOVE OF GOLD BECAUSE SHE GIVE TO MOTHER
WHEN SHE COME BACK QT HOME
YOU DON'T PITY WOMAN OF JET-SOCIETY
YOU WHO LIVE HAPPY IN YOUR HOUSE BIGS
YOUR LOVE ARE GOLDNESS YOUR LOVER ARE DIVINE
YOU JUST TALK ABOUT IT DECAUSE YOU'RE NOT BITCH
YOU MOTHER OF FAMILY DON'T PITY HER
WHO CLOSE THE LATCH DOOR OF YOUR GIRLS
CATCH HIDE IT LOVER ON THE GRAND BED (MARRIAGE)
YOU DISLIKE THOSE WHO ARE NOT YOUR EQUAL
YOU NEVER SEE THE DEMON OF HUNGRY
UNDER THE SHEETS OF YOUR BED AND SINGING
AND WHITH HIS DIRTY LIP STROKE YOUR MOUTH
AND ASK KISS FOR PEACE OF BREAD (IT'S LOOK LIKE THAT)
FORGET AND GET UP
NUDE BREAST TO THE END OF NIGHT (ALL NITE LONG)
IT'S NICE NITE IT'S ME WHO PAY THAT
SING GOLD AND LOVE THE WINE AND YOUR BEAUTY
DRINK TO THE TIMEBUSTER WHO PAST
TO THE DEAD TO THE LIVE LONG LIVE THE FREEDOM
WE'LL FORGET AND DRINK TO THE FREE LIFE (FREEDOM LIVE)
WE'LL GO LONG LIVE THE LOVE WHO'S ALWAYS DRUNK
I WANT YOUR HOT KISS SMELL OF SPANISH WINE
I WANT SPIRIT OF LOVE IN THIS SHOUTING MEAL
I WANT ANGELS OF PLEASURE TAKES IN HIS ARMS
I WANT WINE TO FLOW IN BREEZE OF EVENING
CRAOLE YOUR HAIR IN THIS HAPPY MIRROR

STRANGE-TIME
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L’amour se mêle d’incompréhension et de désespoir. La violence inconsciente tyrannise la douceur et la tendresse qui laissent un parfum de faiblesse sourd et impuissant. Ce sinistre calcul expérimente la douleur comme réaction prioritaire de survie. La porte de sortie ne laisse d’autre option que la compréhension et le choix des sentiments. Sur un coup de tête regretté presque aussitôt, la décision temporairement séduisante, s’efface et laisse la place au manque charnel, intense et inconsolable.
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I WAS WALKING DOWN THE STREET OF PANAM

AND I SAW THE SADNESS THERE OF THE LOVELY PROSTITUTE

IN THE RAIN OF THE NIGHT IN PANAM

SHE WAS LOOKING FOR THE MONEY ON THE LONELY AVENUE

AS THE MISERY WHISPERS TO YOU LOST IN TEARS

WHEN THE MISERY COMES I ONLY WANT TO SAY

GIRL YOU ARE NICE AND YOUNG

DO YOU REALY WANT TO LIVE THIS WAY

SOME PEOPLE WILL NOT FEAR FOR PITY OR COMPASSION

FOR A SIMPLE PROSTITUTE THEY WILL NEVER KNOW THE TRUTH

THEY LIVE THEY HAPPY LIFE IN THEIR HAPPY MANSION

WHEN SHE ASKS FOR SOME HELP NOBODY MOVES

AS THE MISERY WHISPERS TO HER LOST IN TEARS

WHEN THE MISERY COMES I ONLY WANT TO SAY

GIRL YOU ARE NICE AND YOUNG

DO YOU REALY WANT TO LIVE THIS WAY

Mario Kekic prod & Chelsea translate

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LE CONTRAT SOCIAL FRANÇAIS EST-IL NECESSSSAIRE A L’EXISTENCE DE LA SOCIETE MODERNE ?

L’homme est un animal grégaire. Partant de ce constat, un contrat social s’est naturellement imposé comme règle de vie. C’est un engagement réciproque de cohabitation pacifique. Il s’applique à tous les aspects de la vie civique en société. Né en 1880 sous la plume de Jean Jacques Rousseau, puis affiné par Napoléon III en 1844, il est sensé régler les principaux échanges d’une société moderne. Tout d’abord, un contrat est un engagement réciproque qui définie les règles et les obligations de chacune des parties.

Si on compare la France au reste du monde, notre système est enviable à bien des égards. Dès sa naissance, le citoyen Français bénéficie de droits prévus par la République. Ainsi, il est gardé dans des crèches ou chez des nourrices qui permettent à ses parents d’être rassurés pendant qu’ils travaillent. Puis il est pris en charge par l’école laïque, gratuite publique et obligatoire imposée par Jules Ferry. Cette égalité initiale des chances est sensée lui donner l’accès au savoir pour lui permettre d’avoir un emploi au sein de la société tout au long de sa vie. Il dispose d’une garantie fondamentale appelée «Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance » pour trente cinq heures de travail hebdomadaire, une couverture sociale et privée en cas de maladie, d’accident de travail ou autre tracasserie qui peuvent survenir et être de la sorte remboursé. Si il a cotisé tout au long de sa vie, il a le droit à une retraite digne. Tout au long de sa vie, il peut ainsi se loger, se nourrir, se vêtir et même avoir des loisirs. Le Français dispose du droit de grève, mais aussi du droit de vote dans les comités d’entreprises ainsi qu’au suffrage universel. S’il ne souhaite pas travailler comme fonctionnaire ni comme employé des grandes sociétés privés, il à la possibilité de créer son propre commerce ou sa propre entreprise pour devenir lui-même patron. Il peut également s’impliquer dans le monde associatif et les partis politiques. Les hommes politiques lui garantissent que ses impôts seront utilisés à bon escient, à la bonne tenue des finances publique des infrastructures et de la logistique de la nation. L’énergie, les différentes routes, l’obligation d’une assurance pour être couvert en cas d’accident ou de catastrophe naturelle, le droit à une banque lui permettant d’accéder au crédit permettant la propriété privée, la poste et le téléphone en sont quelques exemples. Les lois gérées par les juges, les procureurs, les avocats, les notaires et la police garantissent la paix civile et la sécurité des citoyens. L’obéissance et la discipline de l’armée quant à elle garantie à la nation sa protection contre les attaques éventuelles, en défendant les intérêts économiques de la France à l’étranger en temps de paix et sur notre territoire en temps de guerre. L’investigation du journalisme, de la presse, de la radio, de la télévision et d’Internet permet aux Français une liaison instantanée avec le monde. La musique, le théâtre, la littérature, le cinéma, les jeux vidéo et autres classiques favorisent le rayonnement de la spécificité cultuelle Française à travers la mondialisation. La déclaration des droits de l’homme en est le meilleur exemple. Enfin les prisons permettent d’écarter ceux qui ne se sentent pas de culture républicaine des citoyens qui respectent les règles de la société. Elles servent également à rééduquer les tricheurs en leur donnant théoriquement une seconde chance.

Malheureusement les choses ne sont pas aussi idylliques pour tout le monde. On se rend compte de nos jours encore, que bien des Français n’ont pas accès aux crèches faute de place. Il semble qu’il existe une école à deux vitesses considérant les nombreux échecs scolaires. Le drame humain du chômage provoque l’exclusion que les gouvernements successifs ont tenté désespérément de diluer avec le Revenu Minimum Garanti devenu de nos jours le Revenu de Solidarité Active, Emaüs, les restos du cœur et la sécurité sociale généralisée. Le cout de la vie est de plus en plus cher. Ces signes du temps ne sont que le flagrant désaveu d’un manque d’imagination politique. De moins en moins de Français se déplacent pour voter, signe de désespérance ou de désintérêt, car au fil des gouvernements successifs, ils ne voient pas leur situation s’améliorer. Le détournement des fonds publics, la corruption, la manipulation des médias ont fini par achever l’espoir de jours meilleurs. De plus en plus de suicides se produisent au sein de la police de l’administration et jusque dans les prisons ou les meurtres les plus abjects y sont monnaie courante. Il semblerait que la République ne soit plus capable d’assumer la sécurité de ses citoyens. L’armée notre dernier fleuron, à elle-même du mal à obtenir un budget décent. La France est en déficit exponentiel et l’augmentation constante des impôts directs ou indirects n’est que l’aveu tentant de masquer un complot mondial. Un plan occulte pour nous amener vers l’irréparable au profit exclusif d’une élite financière, masquant de facto la mauvaise gestion et faisant fuir les capitaux. La sécurité des Français est remise en question. La presse vendue au pouvoir en place est montrée du doigt. Les programmes culturels deviennent médiocres. Même la langue et la culture générale Française paraissent en danger. Les assurances et les banques escroquent leurs clients. Une connivence entre les notables met des battons dans les roues des entrepreneurs venant des basses couches sociales afin d’empêcher leur évolution dans les affaires. Des contrôles en tout genre permettent même aux membres de la famille de certains juges du tribunal de commerce de prendre le contrôle des quelques sociétés pouvant leur être intéressantes pécuniairement. Le fossé se creuse de plus en plus et la France redécouvre les émeutes dans les banlieues qui ne survivent plus que grâce au marché parallèle de la drogue et du recel. Le terrorisme apparaît de nouveau. La nature elle-même se révolte contre nous.

En synthèse, le contrat social Français est plutôt positif si on considère la moyenne des contrats des autre pays du monde. Même si toutefois chez nous aussi, tout dépend dans quelle catégorie sociale on se trouve et où l’on naît, s’il existe bel et bien un contrat social à deux vitesses, une loi à deux vitesses, des écart de salaires trop important, des injustices au niveau des crèches ou des Habitations à Loyer Modéré, une nourriture de mauvaise qualité pour le petit peuple et une nourriture bio, des vêtement qui provoquent des mycoses et des vêtements protecteurs, des avocats commis d’office et des avocats ténors, des juges honnêtes et des juges corrompus par les enveloppes d’espèces, des procureurs intègres et des procureurs politiquement partisans, des prisons aux quartiers disciplinaires et celles au quartier V. I . P, des crédits revolving et ceux aux taux pour fonctionnaires, les voitures d’occasion et les voitures de luxe, les campings et les hôtels cinq étoiles, la classe tourisme et la classe affaire, même la medecine à du mal à résister à cette spirale négative qui nous tire vers le bas. Le contrat social reste un ciment fondamental à notre devise « Liberté Egalité Fraternité » s’il ne dévie pas de son principe. A ce titre il est le reflet du progrès et du modèle Français, une notion de la devise républicaine qui aujourd’hui apporte un contre poids au modèle Européen que les autres systèmes tentent de nous imposer. Telle notre devise arborée fièrement sur les murs de la mairie, de l’école, les documents administratifs, le contrat social est notre idéal républicain. Toutefois, il soulève désormais de grandes questions. Permet-il encore la survie d’une tendance équitable entre les citoyens Français à l’aube d’un gouvernement européen, voire mondial ? A cet égard, le contrat social Français incarne bien le refus d’une société européenne ou mondiale, marquée par la spirale infernale d’une certaine idée de ce mondialisme marqué par les clivages sociaux. En y réfléchissant objectivement, le contrat social Français reste encore la seule alternative d’un principe se dirigeant vers l’équité en tant qu’idéal de progrès humain universel.

A l'isue de cette étude, on retiendra que le contrat social Républicain incarne certainement moins le portrait exact de la République qu'un idéal de progrès. Ce progrès est synonyme d'idéal de modèle et ne doit pas cesser de conduire et animer nos institutions. A l'heure de la mondialisation, des valeurs et des cultures, comment devrions-nous concevoir un contrat social collectif ?

En conclusion, les Français sont des grincheux sympathiques que j’imagine certainement très conscients de la chance qu’ils ont de vivre dans un si beau pays au climat particulièrement agréable. Considérant la crise mondiale actuelle, notre pays est envié du monde entier. J’en donne pour preuve les chiffres de l’immigration bien supérieurs aux chiffres de l’émigration.
Bonjour chez vous.

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L'interrogatoire commence :
- De quel droit portez-vous la Légion d'honneur ?
- Je l'ai trouvée dans mon berceau. "
Je ne faillirais pas à ce besoin profond
Puisque-il en est ainsi j’assouvirais ma tâche
Sans écouter les cris du gueux qui se morfond
D’un trait je faucherai sa tête de ma hache
Puis la regarderai avec désobligeance
Rouler sur les parvis de l’anathème pieux
Après avoir enfin assouvi sa vengeance
Dans un dernier élan j’en rendrai compte à Dieu
Qu’ais-je pu faire au ciel pour mériter ce don ?
Ô toi maître du temps étais-je un mauvais fils ?
Me donneras-tu donc ton immense pardon ?
Ou-bien m’as tu voué aux enfers dès jadis ?
Même si j’ai voulu je n’ai fais qu’obéir
Pourtant tu le sais bien j’ai tenté de lutter
J’ai cru te défier tant aimé t’ébahir
Mais c’est bien ton désir qui m’a fait permuter
A présent que scellé le destin s’accomplit
Que feu ma vie de chien pour ta gloire s’achève
Je ne regrette rien bien que dans le délit
Que n’aurais-je donné pour vivre un autre rêve
BLOODY-TIME
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- « Foutue soirée ! » Il était environ trois heures du matin, quand Zoltan gara sa voiture sur le parking de la plage de St Anne. Allongé sur le sable, il s’immergea dans la contemplation de la lune et des étoiles qui éclairaient le ciel. A peine eut-il fermé les yeux, qu’il fit un rêve étrange. Il rêvait qu’il dormait sur cette plage, mais tout en rêvant, il restait conscient. Alors, rêvait-il vraiment ? Il n’aurait pu l’affirmer complètement. Zoltan maîtrisait totalement sa perception. Il flottait au dessus des cocotiers. Il se voyait allongé le dos contre le sable, quelques mètres plus bas. Son esprit avait-il quitté son corps ? En tout cas, il était aussi conscient que lorsqu’il était éveillé. Il se retrouvait bel et bien au-dessus de lui-même, mais debout et légèrement penché vers l’avant, dans le sens inverse et opposé. Il ne sentait plus le sol, pourtant, il ressentait parfaitement chacun de ses membres. De plus, il les voyait clairement au-dessous de lui, mais surtout, il était conscient de les voir. Une question fondamentale obsédait néanmoins Zoltan. S’il restait conscient dans son rêve qui lui semblait réellement réel ; à l’inverse, la réalité était-elle réellement réelle ? - « Comment est-ce possible ! » « Je me vois ! » « Je suis couché sur la plage ! » « Et pourtant, mon esprit est séparé de mon corps ! » « Je vole ! » « Je décide de quelle direction je vais prendre ! » « Puis-je aller sur ma droite ? » « Je le peux ! » « Sur ma gauche ? » « Egalement ! » « Qu’est ce qu’il m’arrive ? » « Est-ce ça la mort ? » « Ce doit être le poison ! » « J’ai peur d’être mort ! » Tétanisé, Zoltan écarquilla ses yeux. Il s’était brusquement réveillé et il pouvait sentir le sable chaud sous son corps. A nouveau sur la terre ferme, il regardait les cocotiers, mais cette foi ci, du dessous; ceux-là même, au-dessus desquels il s’était trouvé un instant auparavant. A présent, il pouvait voir leurs pieds enracinés dans le sol. Que lui arrivait-il donc ? Prenant conscience qu’il n’était pas mort et qu’il pouvait revenir dans son corps, il avait refermé ses yeux instinctivement et il s’était retrouvé instantanément éjecté hors de celui-ci. Sans comprendre ce qu’il lui arrivait, il se voyait à nouveau, au-dessus de lui-même. - « Ca recommence ! » « Merde ! » « C’est complètement invraisemblable ! » « Alors ! » « C’est vrai ! » « L’âme existe donc bel et bien ! » Zoltan voyait clairement sa voiture garée sur le parking de la plage. Un petit immeuble se dressait juste à côté. Comme magnétisé par celui-ci, tel un fantôme, il traversa son mur et se retrouva instantanément à l’intérieur d’un appartement dont la pièce principale était occupée par trois esprits installés dans le salon. Un homme et deux femmes. Tandis que tels des chats faisant une sieste profonde, un couple s'enlaçait sur le sofa, la femme seule se prélassait, trônant sur un énorme fauteuil en cuir sombre. Alors que Zoltan traversait la pièce, elle enlaça son bras autour du sien. Détail sans importance, c'est seulement à ce moment précis qu'il prit conscience de sa propre nudité. Il réalisa que la pudeur du monde physique, était un complexe artificiellement créé par la société, pour mieux asservir l'apparence des castes. Son âme, dépourvue de toute laideur, ayant pourtant gardée la forme exacte de son corps, n'était visible qu’avec les yeux de son esprit. En repoussant poliment les tendres avances de la belle, la femme relâcha doucement sa main. Irrésistiblement, il se dirigeait vers la chambre qui se trouvait au fond de l’appartement. Dans celle-ci, une troisième femme était allongée sur un lit à baldaquins. Apparemment, elle s'était volontairement retirée et patiemment, elle l’attendait pour lui faire l’amour. En pensant l’un à l’autre, ils s’échangeaient des impressions, se livrant à des plaisirs métaphysiques. La mémoire subconsciente de leurs sens étant intacte, leurs âmes conservaient le parfait souvenir de leurs corps. En parfaite osmose et sans retenue, ils se comprenaient hors de toute limite. Zoltan réalisa enfin, que la jouissance était inhérente à l’âme, alors que l’amour, bien chimérique, ne provoquait que l’altération destructrice, subordonnée par les relations égoïstes entre les êtres. Les liens du coeur provoquant les pires souffrances, l’éternité n’a nul besoin de servitude. Lors ce qu’il quitta sa partenaire, elle ne chercha pas à le retenir. Zoltan traversa à nouveau le mur de l’immeuble et après avoir survolé le parking ou était garée sa voiture, il retourna à son corps charnel. Celui-ci était toujours allongé sur la plage, à côté des cocotiers. - « Mon corps est toujours là ! » « Couché sur le sable ! » « J’essaie d’aller plus haut ! » « Je ne peux pas ! » « Quelque chose me retiens ! » « Je ne peux pas aller à plus de dix mètres du sol ! » « Je veux aller plus loin ! » « Je l’exige ! » En comprimant la volonté de son esprit, Zoltan perdit totalement le contrôle de ses décisions. Il était aspiré à la vitesse de la lumière, dans un voyage ou il n’avait plus aucun pouvoir décision. Il devenait le spectateur conscient d’un autre lui-même, qui appartenait à un autre univers. Dans ce monde, c’était la guerre. Tout autour de lui, la mort et la désolation régnaient en maîtres. Depuis des millénaires, des anges se livraient une bataille sanglante. Bien qu’ils n’avaient pas d’ailes, ceux-ci avaient le pouvoir de voler. Demi-dieux, en utilisant leur volonté, ils arrivaient à matérialiser leurs pensées. La guerre avait commencée à cause d’un archange qui s’était rebellé. Il ne voulait plus servir son maître tout puissant. Assoiffé de liberté, il ambitionnait d’utiliser à son profit personnel, les miraculeux pouvoirs, dont il était investi par son créateur. Dans sa désertion, celui-ci avait entraîné plusieurs légions félonnes. Pour les punir de leur désobéissance, leur maître les avait ainsi condamné, à errer éternellement dans ce monde, qui leur servait de prison. Leur enfer serait de ne jamais plus connaître les beautés de l’univers infini. Bien que les anges séquestrés conservaient tous leurs pouvoirs, ils étaient cloués au sol par une force mystérieuse. C’était comme une sorte de plafond invisible, qui les empêchait de décoller. Afin de se soustraire à cette maudite attraction, ces derniers avaient matérialisés d’immenses minarets, grâce auxquels ils espéraient grimper jusqu’au ciel et ainsi échapper à la gravitation. Mais des légions fidèles au maître, les repoussaient inlassablement vers leur geôle éternelle. De violents combats avaient lieux dans les étages supérieurs des tours. Insensibles au mystère qui retenait au sol leurs adversaires, les geôliers gardaient le dessus, prenant les prisonniers à revers. L’un de ses semblables, étant blessé sur le flanc et ne pouvant plus bouger, Zoltan évita les flèches qui arrivaient de toutes parts et le souleva dans l’éther pour le déposer à l’abri, au sommet d’un beffroi. Aux étages inférieurs, la bataille faisait rage, mais le voyage était déjà fini. Aussitôt, Zoltan fut aspiré par l’infini. Le retour dura à peine plus d’une seconde et il se retrouva instantanément réveillé par la cohue de la plage. Instinctivement, il regarda sa montre. - C’est incroyable ! Irrationnel ! Etait-ce un rêve ? Pourtant ! Cela semblait si réel ! Il n’était partit que quelques minutes dans ce monde en guerre et il était déjà dix heures du matin. Son esprit n’avait jamais été aussi clair. Même quand on dort inconsciemment, la nuit semble longue; mais cette nuit n’avait duré que quelques instants. Pourtant il s’était écoulé sept heures. Du moins six heures trente. Car il se souvenait encore fort bien de ce qui était arrivé dans l’immeuble. Il pouvait consciemment le mesurer à une demi-heure. C’était comme s’il avait rechargé toutes ses batteries à bloc.
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Published by Sandy - dans Nos univers
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commentaires

MARIO KEKIC TIMEBUSTER1 17/04/2010 16:17



BISOUS SANDY !!!



Sandy 18/04/2010 18:00



;)



Chris 12/04/2010 16:43



Que c'est beau ...Il aurait en effet été dommage de le laisser caché !!


 


Bises à toi Sandy



Sarah 12/04/2010 16:38



Un bien joli poème Sandy