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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 10:10

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Tome 2 - Episode 29



      L’apparition des écrans un partout avait été le funeste prémisse de l’arrivée de ces camions et cyclians qui traversèrent le cratère jusqu’au temple. Benji eut l’impression que son cœur s’arrêtait de battre. C’était trop tard. Toutes les fibres de son corps le lui criaient.
   Il avait suivi Salina et Telnas comme un automate. Scindant la foule qui ne savait encore trop quoi penser de tout ce remue-ménage, ils s’approchèrent de l’un des écrans qui bordaient la crevasse, de l’autre côté de l’entrée du musée.
Benji blêmit lorsque l’appareil s’activa. Ce n’est pas l’image d’Alen soudain venue inonder chacun des recoins du sanctuaire qui lui planta un poing dans l’estomac. Il ferma les yeux, essayant de ne pas céder à ce mélange d’angoisse et de colère qui montait en lui.
   - C’est lui ? murmura Salina en découvrant la présence d’un autre homme derrière leur ennemi commun.
   Benji répondit d’un simple hochement de tête. Oui, c’était son père.
   - On dirait qu’ils vont par là..., fit Telnas lorsqu’Alen interrompit son petit discours.


   Sur un geste de leur supérieur, un groupe de soldats s’occupa de relever Glikor et Dlivas avant de leur faire prendre la direction du pont. La mitraillette venue se ficher dans son dos fit comprendre à Mark qu’il était temps de suivre le mouvement. Alen le regarda passer puis emboîta le pas à cette cohorte qui traversa bientôt la seule passerelle à nouveau entière.
   Personne n’en dépassa le porche. Arrivés à sa hauteur, les premiers soldats empruntèrent directement l’escalier extérieur. A leur suite, tous grimpèrent sur la petite terrasse qui abritait l’une des installations responsables du spectacle de la nuit passée.
   - Ouvrez-en deux.
   Du menton, Alen avait désigné la rangée de constructions ovoïdes qui faisait le tour du pylône central. Glikor et Dlivas s’échangèrent œil inquiet avant de laisser glisser leurs regards vers Mark. Il avait bien compris leur demande silencieuse mais là, il était à court d’idée.
   - Tu as de la chance, reprit Alen maintenant figé deux pas devant lui. Notre roi tient absolument à te récupérer vivant. Nous allons donc nous contenter de ces deux-là, poursuivit-il d’un ton détaché. Comme avoir osé violer le sanctuaire d’Artémis méritait une réponse moins banale que les armes, j’ai eu une petite idée....
   Il claqua des doigts. Aussitôt les soldats s’emparèrent des Sarthmors qu’ils emmenèrent sans ménagement.
   - L’endroit n’est pas vraiment destiné à ça, mais je pense que ça aura de quoi frapper les esprits...
   Mark n’avait pas quitté les deux hommes des yeux, suivant leur marche vers les cocons d’argent, fixant ces liens venus les enchaîner à leur ventre creux. Il avait déjà compris ce qui allait se passer, comme eux, probablement. Ni l’un ni l’autre n’avait pourtant résisté. Il n’était pas utile d’offrir plus de satisfaction encore à cet homme qui semblait se délecter d’avance de leur exécution. Mark avait du mal à tenir en place. Pas un trait de son visage ne le laissait transparaître et pourtant, son impuissance le rendait fou de rage.
   - C’est dommage...., fit Alen en s’emparant de la télécommande que venait de lui tendre Krilor. Quand je pense que deux petites réponses auraient suffi à les envoyer sur Lassas....
   Il s’était tourné vers lui avant de presser sur le bouton. Le bourdonnement des demi-sphères qui venaient de se réveiller quelques dizaines de mètres plus haut lui fit instinctivement lever la tête. La seconde suivante, deux jets de lumière se propulsèrent vers les boucliers ovoïdes, entraînant dans leur suite des cris de douleur inhumains. Leur chaleur était si démentielle que les habits de leurs victimes n’avaient même pas eu le temps de prendre feu, pris dans les chairs brûlées vives qui se liquéfiaient lentement. Mark était incapable de détacher son regard de ces corps qui n’étaient plus que hurlements et convulsions. Il avait déjà vu bien des horreurs dans sa vie, cette vision était peut-être l’une des plus terribles, mais ce n’est pas cela qui lui donnait l’impression qu’on lui arrachait les entrailles. Il avait tout décidé pour cette mission, comme les autres, Glikor et Dlivas lui avaient fait confiance et il s’était planté. Cette souffrance monstrueuse qui emplissait un sanctuaire devenu muet lui criait qu’il était le seul responsable de leur mort. C’était sa faute.
   Le cratère était empli de milliers de personnes et, pourtant, on aurait pu le croire vide. Fasciné par l’horreur indicible de ce qu’il voyait dans son viseur, le soldat chargé de la caméra retransmettait seconde après seconde la mise à mort des deux prisonniers. Plus personne ne parlait, plus personne ne bougeait, quelqu’un respirait-il encore ? Attaquer les moines d’Artémis, violer ce lieu saint étaient des crimes intolérables, c’était un fait, mais cela valait-il vraiment une telle exécution ? Qu’ils soient Zorgiens ou Dariens, la même douloureuse question emplissait les consciences.
   Daran aurait voulu fuir cette image innommable. Il aurait voulu se boucher les oreilles pour ne plus entendre les cris de ses compagnons de route, mais il était comme tétanisé sur place.
   - C’est pas possible..., se disait-il en boucle, je fais un cauchemar là, c’est pas possible....
   A quelques dizaines de mètres de là, Telnas se demandait la même chose. Jamais, au cours de sa vie, il n’avait vu une telle barbarie. Les mains posées sur les épaules de ses deux jeunes protégés, il les tenait serrés contre lui, essayant de les réconforter, si ce mot pouvait encore avoir un sens. Même si elle avait pu bouger, Salina n’aurait pu regarder Benji. Elle se sentait si coupable, coupable d’être zorgienne, coupable d’être de la famille royale, coupable d’être intervenue ce jour-là, au marché pour l’emmener avec lui dans ce château qui fut sa perdition. Les yeux au bord des larmes, elle faisait des efforts terribles pour ne pas craquer. Elle était censée être un garçon, elle devait se tenir à ce rôle, envers et contre tout.
   Sur la terrasse du porche, les soldats s’étaient reculés le plus possible des deux cocons. Il y avait cette chaleur irradié par les jets de lumière, mais pas seulement. Le mélange de cris et d’odeurs de chair brûlée qui vous prenaient à la gorge était difficile à supporter. S’ils l’avaient pu, s’ils avaient osés, tous auraient quitté les lieux depuis longtemps.
   - Bon Dieu ! Achevez-les ! lâcha Mark dans un souffle.
   - Il y raison..., appondit Krilor tout aussi gêné par cette vision.
   - Non.
   La réponse avait été aussi tranchante que glaciale. Tout aurait déjà pu être bien plus rapide s’il avait poussé la puissance de la machine à son maximum. Mais il ne l’avait pas fait, en toute conscience, réduisant même l’intensité de l’énergie. Il voulait que ça dure. Il voulait que l’on sache ce que l’on risquait à se mesurer à lui.
   - Je tiens à ce que la « leçon » soit retenue, ajouta-t-il sans émotion.
   - T’es un vrai malade, répliqua Mark avec fureur.
   Alors que la mort gagnait enfin son combat, laissant les cris s’évanouir dans le silence pesant qui couvrait le sanctuaire, un sourire sinistre se glissa sur les lèvres d’Alen.
   - Ce ne sont que des Sarthmors et je ne fais qu’exécuter une sentence, rétorqua-t-il en le toisant avec mépris. Je ne suis pas responsable de leur mort. Par contre, je te rappelle que tu avais leur vie entre tes mains... Dis-moi, comment est-ce qu’on se sent lorsque l’on sait qu’il suffisait de deux petites réponses pour leur éviter ça... ? Une mort bien inutile en plus, parce nous finirons par savoir tout ce que nous voulons, que tu le veuilles ou non...
   Le regard de Mark fut terrible. Cet homme n’avait plus d’identité pour lui. C’était juste un ennemi, qu’à cet instant, il aurait tué à mains nues avec un plaisir immense. Envahi d’un fluide si glacial qu’il sentit cet étrange frisson le parcourir jusqu’au plus profond de ses entrailles, Alen se sentit perdre pied. Comment cet Olans pouvait-il ainsi l’ébranler d’un simple regard ? Comment osait-il venir le menacer alors qu’il était en son pouvoir ? Il puisa dans la fureur que ce sentiment de crainte avait fait naître en lui l’occasion de se ressaisir.
   - Je vais te faire passer l’envie de recommencer, murmura-t-il d’une voix sourde. Ouvrez-en un troisième ! lança-t-il ensuite sans quitter Mark des yeux.
   - Mais..., tenta Krilor. On doit le ramener vivant...
   - Fais ce que je te dis !
   Krilor n’osa pas émettre une hésitation de plus. Sa rage était évidente et il n’avait pas envie d’en faire les frais.
   Sur un claquement de doigt, Mark fut emporté par quatre hommes vers la construction ovoïde tout juste scindée en deux. L’œil de la caméra n’ayant jamais cessé de filmé, la scène se déroula sous les yeux de Benji qui fit un bon en avant.
   - Non ! murmura Salina en se posant sur sa route. Il ne va pas le tuer... Je te le jure, ajouta-t-elle en désespoir de cause en s’agrippant à sa chemise.
   Le souffle court, rongé par l’angoisse, Benji fixa un instant encore l’écran avant de reporter son regard sur Salina.
   - Il veut juste lui donner une leçon, murmura-t-elle en l’implorant du regard. Ne te fais pas remarquer... s’il sait que tu es là....
   - Elle a raison jeune homme, ajouta Telnas à mi-voix en le tenant par l’épaule. Ce n’est pas le moment d’empirer la situation...
   - Qu’est-ce qu’il va faire ?
   Elle n’osa pas soutenir son regard. Les mains toujours accrochées à sa chemise, elle posa son front sur sa poitrine.


   Il savait qu’Alen n’allait pas l’exécuter. Il devait le ramener vivant, les ordres étaient clairs. Mais alors, qu’est-ce qu’il avait encore inventé ? Mark cherchait une réponse tandis que les soldats lui attachaient solidement poignets et chevilles avec ce qu’ils pouvaient, entravant même toute possibilité de mouvement en passant les lanières de cuir autour de sa taille et de sa tête. 
   - Donnes-moi ça ! ordonna Alen en tendant la main vers la mitraillette de Krilor.
   Ce dernier lui tendit son arme d’un air perplexe puis l’observa la pointer vers le cocon autour duquel s’afféraient encore les soldats. L’espace de quelques secondes, il sembla prendre un point de repère avant de dériver vers la droite. Pressant sur la gâchette, le laser fila jusqu’à la partie qui faisait office de « porte ». Elle la traversa sur une trentaine de centimètre de long, faisant sursauter le garde qui en était le plus proche. L’entaille, horizontale, large de cinq ou six centimètres, fut nette et précise.
   - Et maintenant ? demanda Krilor en voyant que ses hommes avaient terminé.
   - Refermez.
   D’un signe de la main, son second ordonna la fermeture du bloc ovoïde. Mark s’y retrouva un peu à l’étroit. La porte lui touchait pratiquement le nez.  Il voyait par contre parfaitement dehors. L’entaille à travers le métal, véritable visière, était à la hauteur parfaite. Tellement parfaite...
   Maintenant, il savait.


   - Et merde ! Merde ! Merde...
   Rivés à ses jumelles électroniques, Graig ne cessait de juger dans sa langue natale depuis l’apparition du commando.
   - Qu’est-ce qu’on fait... ? demanda Davar d’une voix atone.
   - J’en sais rien... Merde ! J’en sais rien !


   Mark sentit son rythme cardiaque s’accélérer. Aucune échappatoire. Aucune solution. Il n’avait rien. Appuyé contre le pylône, Alen entra quelques modifications dans sa télécommande puis releva la tête. Leurs regards se croisèrent à l’instant où il posa le doigt sur le bouton principal. Il suspendit son geste, l’espace d’un instant. Un léger sourire flottait sur ses lèvres.
    Il y eut ce bourdonnement qui lui fit lever les yeux vers le sommet de la colonne. Il y eut ce demi-tour sur elle-même de la sphère qui fit étinceler son cœur translucide. Il y eut ce voile de lumière, si blanc.
   La morsure fut violente, implacable, terrifiante. Figé dans une douleur indescriptible, son corps s’était tétanisé, son souffle s’était arrêté. Le choc immense de ce rayon d’à peine deux secondes le propulsa au bord de l’inconscience. Coupé de la réalité, coupé de ses sens, il ne trouvait rien à quoi se raccrocher. La brûlure, ombre ravageuse de la déchirure du métal, semblait être la seule chose de l’univers à exister encore.
   Il ne réalisa pas que la porte s’était ouverte. Il sentit confusément que l’on détachait ses liens mais avait du mal à se rendre compte de ce qui se passait. Une fois extirpé du cocon, il ne resta pas longtemps debout. Lâché l’espace d’un instant par ses geôliers, il se retrouva à genou par terre, incapable de tenir debout. Les mains posées à terre, il essayait désespérément de reprendre son souffle et de calmer ce cœur qui allait finir par exploser à force de défoncer sa poitrine tandis qu’Alen s’approchait. Il s’était mis en marche dès l’ouverture du cocon. Arrivé à sa hauteur, il le fixa d’un œil froid avant de le faire rouler à terre en le frappant à l’épaule.
   Le soldat à la caméra n’avait pas loupé une image du spectacle. Serrée dans les bras de Benji, engloutie dans une détresse qu’elle ressentait sans avoir besoin d’aucun don, Salina ne résista pas plus longtemps. Ce cri muet s’échappa à l’instant même où elle vit Alen le pousser du pied.
    - Benji n’y est pour rien. Ne lui en voulez pas, je vous en supplie.
   Ces mots l’avaient envahi alors qu’il roulait à terre. Est-ce qu’il avait rêvé ? Tout était si confus dans son esprit... Qui était-ce ? Salina ? Ici ? Ce qui voulait dire que.... Alen ne devait pas leur mettre la main dessus. C’est dans cette seule idée qu’il puisa ce qui lui restait d’énergie. Il ne contrôlait plus grand-chose, naviguant entre conscience et inconscience, mais il fallait que le message passe. Alors il inonda, visualisant tous ceux avec qui il pouvait avoir un lien.
   - Foutez le camp ! Maintenant !
   Ce pied venu se poser sur sa poitrine à l’instant où il s’était retrouvé dos au sol fut presque anecdotique. Toute sa concentration s’était figée sur ce sauve-qui-peut général. Il devait au moins réussir cela.
   La présence, lourde, d’Alen, finit malgré tout par s’imposer. Loin de savoir ce qui venait de se passer, il s’était baissé vers lui en prenant appui sur son genou.
   - Voilà qui est mieux, lâcha-t-il d’un ton satisfait. Personne ne me défie sans le payer très cher. J’espère que la leçon te sera profitable. Krilor, poursuivit-il. Tu pars devant avec lui et quelques hommes. Ils l’attendent au château.
   Lui resterait encore. Zletas lui avait personnellement confié la mission de ramener sa fille, il n’était donc pas question de repartir sans au moins avoir fait acte de présence. Il n’avait pourtant pas l’intention de s’éterniser sur le domaine. A ces yeux, il était impossible que les deux adolescents aient pu faire autant de kilomètres en aussi peu de temps. Seul un véhicule motorisé aurait pu les y aider et il ne voyait pas où ils auraient pu s’en procurer un.  Ils étaient à pieds, quelque part entre le château et le sanctuaire, c’est donc là qu’il allait recentrer ses troupes maintenant que l’affaire du temple était terminée.
   A quelques mètres de là, en essayant d’être le plus naturels possible, Telnas et ses deux protégés glissaient à travers la foule pour rejoindre leur véhicule. Le message de Mark avait parfaitement atteint son but, frappant en une vague unique Salina, Benji, Daran, Graig et Davar. Ceux qui étaient dans le cratère avaient bien compris que c’était le moment où jamais. Occupé avec son prisonnier, Alen n’avait pas encore donné d’ordre spécifique aux hommes de son commando. S’ils voulaient profiter de l’atmosphère étrange qui régnait sur le sanctuaire pour s’éclipser avec les quelques autres pèlerins que le spectacle du jour avait convaincus d’abandonner la fête, ils devaient faire très vite.  
    Plus haut, sur la falaise, Graig n’avait toujours pas bougé. Davar lui jeta deux ou trois regards inquiets et pressés avant d’oser se rappeler à son bon souvenir.
   - Mark nous a dit de filer....
   - Je sais ! répliqua-t-il d’un ton sec sans pour autant quitter ses jumelles.
   Il observa les soldats attacher et transporter leur prisonnier jusque dans une camionnette venue se garer devant le porche. Elle était accompagnée de deux cyclians et d’une trixial. Ils n’allaient donc pas tous repartir en même temps... Y avait-il un moyen d’en profiter ? Il n’y avait qu’une route pour parvenir sur le site. Elle passait par la faille, traversait la campagne puis allait se raccrocher au réseau routier zorgien. Pour cela, elle devait passer au-dessus d’un cayon long de plusieurs kilomètres. Pour cela, elle devait passer sur un pont...
   - Si on arrive avant, murmura Graig, c’est faisable...
   - Arriver où ?
   - Le pont d’India. Si on arrive avant eux, on a suffisamment de matériel avec nous pour leur tendre une embuscade et récupérer Mark.
   Davar le fixa d’un air horrifié.
   - Mais... on est que deux....
   Graig lui jeta un œil excédé.
   - J’ai pas le temps de discuter, alors soit tu me suis soit j’y vais seul, mais tu te décides maintenant !
   - C’est du suicide..., soupira le jeune Sarthmors tout en sortant une carte de la région du coffre de sa cyclian. Bon, si on coupe par là, poursuivit-il en montrant une ligne fictive, on devrait avoir une dizaine de minutes d’avance, mais je ne te garantie rien.
   - Alors c’est partit !

 
Texte sous protection juridique auprès de Copyright France (12 mars 2008)

 

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Published by Sandy - dans Mes "oeuvres"
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commentaires

yetirel 21/06/2009 21:13

peut être aurait-il fallu que tu glisses quelques notices du genre : "A lire après avoir dîner, sinon votre appétit va s'envoler"  ou encore " Personne sensible s'abstenir"  ou même, qui sait " Offrir cet épisode à votre meilleur énemi" et ainsi de suite.......bon je dis ça , je ne dis rien, qui sait ;) C'est le côté démoniaque de notre chère auteure...pour les côtés angéliques, ce sera plus tard...je pense

Sandy 22/06/2009 19:13