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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 17:36

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Episode 17



   Assis comme ils le pouvaient sur les six mètres carré mis à leur disposition, les huit prisonniers ne prêtèrent pas grand intérêt aux deux policiers venus rejoindre leur "palace".
   - Toi, au fond, sort de là !
   Pas certain que cette injonction lui soit réellement adressée, Benji jeta un rapide coup d'œil autour de lui avant de reporter son attention sur Slitar.
   - Oui, toi, répéta-t-il alors un brin agacé.
   - Tu ferais mieux d'y aller, murmura Sékor conscient de indécision de son jeune compagnon.
   Leur position ne leur laissait pas le loisir de jouer aux fortes têtes et, ne sachant trop qu'elle pouvait être leur réaction, il préférait le voir obtempérer plutôt que faire des vagues.
   - Ton poignet, lâcha Geglis sitôt à sa hauteur.
   Slitar l'observa d’un air sombre remplacer la demi-sphère rouge au centre du bracelet par une autre de couleur noire. Les Sarthmors n'étaient à ses yeux qu'une racaille inutile. Considérant depuis longtemps déjà que l'on ferait mieux de les éliminer au lieu de les transférer sur Lassas, il avait du mal à avaler la décision de son supérieur. Irix n'avait malheureusement pas voulu entendre son avis et, bien incapable de forcer le passage, il ne pouvait plus signifier sa désapprobation que d'une évidente mauvaise humeur.
   - Suis-moi, lança-t-il d'un ton sec une fois le bracelet réactivé.
   Benji lui emboîta le pas sans trop savoir à quoi s’attendre. Que pouvait-on bien vouloir de lui ? Peu d'hypothèses avaient tournées dans sa tête le temps d’arriver à destination, hypothèses de toute façon loin de la vérité.
   - Tenez, fit Irix en tendant à la jeune fille le bracelet que son subordonné venait de lui confier. Il vous permettra de le localiser avec précision dans un rayon de trois kilomètres. Dans le cas où il vaudrait s'enfuir, il vous suffira de presser ce bouton pour faire exploser la charge intégrée à la capsule d'identification.
   Par des explications qui, somme toute, lui étaient aussi destinées, Benji venait non seulement de découvrir son nouvel emploi d'esclave, mais aussi une incapacité totale de se détacher de celle dont il était désormais la propriété. Pas des plus enchanté, il risqua un regard vers la cage où ses deux compagnons étaient restés enfermés. A une distance trop importante pour avoir réellement pu saisir le pourquoi de sa petite balade, il comprit pourtant aux traits de leurs visages qu'ils n'en avaient pas moins deviné leur séparation prochaine. Privés de moyens de communication, dispersés à des endroits impossibles, comment allaient-il donc pouvoir se retrouver ? Cette même question résonnait dans leurs têtes sans que, malheureusement, aucun d'eux n'ait le moindre début de solution à lui opposer.
    - Voulez-vous que l'un de mes hommes vous raccompagne chez vous ?
    Ramené à la réalité, Benji reporta son attention sur Irix d'un mouvement quasi automatique.
    - Ce ne sera pas nécessaire, répondit la jeune fille d'un ton dégagé.
    - Vous êtes sûre ? insista-t-il d'un air ennuyé.
   Il craignait un peu que cet accoutrement ne lui apporte des ennuis mais, selon toute évidence, elle ne partageait en rien ce souci.
   - Mais oui, avait-elle répliqué dans un léger sourire avant de remettre son voile de tissus sur la tête. Par contre, je voudrais vous demander un dernier service, poursuivit-elle d'une voix toujours aussi claire et tranquille. Oubliez m'avoir vue ici et tout ce qui vient de se passer.
   Avait-il rêvé ? Benji fronça des sourcils. Non, il était certain d'avoir vu ses yeux briller d'un éclat bleu acier. Jusqu’ici, il n'avait jamais surpris cela que dans le regard de son père et la découvrir dotée des mêmes pouvoirs ne l'enchantait pas outre mesure.
   Irix et Slitar n'avaient pas été les seules cibles de son tour de passe-passe télépathique. Poussé par la curiosité, le marchant d'esclaves s'était à son goût beaucoup trop rapproché de leur petit groupe et, tout comme les deux miliciens, il avait lui aussi encore un peu l'air hagard lorsqu'elle décida de leur départ.
   - Au fait, je m'appelle Salina, lança-t-elle à son adresse tout en prenant le bras d'Emina.
   - Benji, répondit-il sans plus de détail.
   Pas des plus courtois, il n'en reçut pourtant qu'une invitation à les suivre, chose que, pour l'heure, il n'avait d'autre choix que d'accepter.
   Deux heures au milieu d'un marché parcouru d'une effervescence presque palpable et Benji avait l'impression d'en connaître les moindres recoins par cœur. Ce n'était pas qu'il soit difficile, mais cette petite promenade commençait sérieusement à l'ennuyer et il se demandait quand est-ce que les deux femmes dont il était devenu l'ombre fidèle en auraient assez de flâner d'un stand à l'autre. Et puis, d'ailleurs, pourquoi s'étaient-elles déguisées en Dariennes pour venir au marché ? C'était un peu comme changer de rôle pour friser le danger sans pour autant jamais en franchir la limite puisque, quoi qu'il puisse arriver, elles resteraient protégées par le sigle tatoué au centre de leur front. Cette façon de jouer avec une identité que d'ordinaire elles devaient mépriser ne lui plaisait guère et n'arrangeait en rien l'idée qu'il se faisait de celle à qui il appartenait désormais comme une simple marchandise.
   - Tiens, on dirait que la visite tire à sa fin, se dit-il en sentant le rythme s'accélérer.
   Cela faisait déjà un petit moment qu'elles ne s'étaient plus arrêtées à un stand pour discuter ou simplement regarder. Leur marche s'était peu à peu concentrée sur le centre des allées, comme dotée cette fois qu'un but précis au contraire de la flânerie passée. Tout à fait prêt à découvrir autre chose, son propre pas devint plus alerte tandis qu'elles le guidaient en direction d'une file de maisons érigées tel un rempart sur tout le côté sud de la place. Mélange de pierres et de bois, elles étaient à peu près toutes construites sur deux étages, le premier servant le plus souvent de remise pour les chars et le détail. C'est près de la porte de l'un d'eux que Zordak était allé s'asseoir le temps que leur trio vienne l'y rejoindre.
   - Tu es bien pressé de rentrer, lui fit sa jeune maîtresse tout en dégageant un passage qu'il ne tarda pas à emprunter.
   Derrière Emina, Benji pénétra à son tour dans un local où les attendait, sagement garée, une voiture de luxe aux vitres bleutées. Sorte de compromis entre les véhicules habituels de cette planète et une navette de terre, elle avait ma fois très belle allure.
   - Vous êtes en retard.
   Un homme s'était extirpé du siège du conducteur à leur approche, le chauffeur probablement. Son uniforme de fonction le désignait en tout cas comme tel.
   - Je sais, répondit tranquillement Salina, mais nous avons eu beaucoup à faire aujourd'hui.
   Zlors n'avaient pas manqué de jeter un vague regard vers Benji, curieux de savoir dans quelle mesure il avait fait parti de ces "choses", mais aucune remarque ne sortit de sa bouche. Professionnel, il se contenta simplement d'ouvrir la porte arrière afin de permettre à tout ce petit monde de prendre place dans la limousine. Zordak fut le premier à profiter de l'occasion, pressé de rejoindre son coin de la double banquette arrière après toute une journée passée à "pattes".
Ses passagers confortablement installés, Zlors s'occupa de faire sortir la voiture du pseudo-garage dont il ouvrit et referma lui-même les portes avant de prendre la direction de la ville-haute. Le passage de la "frontière" fut une formalité de part les sigles royaux incrustés sur le flan des portières avant. Un simple ralentissement suffit à satisfaire les gardes et, à une allure tranquille, la limousine s'enfonça bientôt dans la partie zorgienne de la cité.
   Assis à côté de la fenêtre, Benji laissa son regard vagabonder au dehors d'une curiosité mêlée de fascination. Il n'y avait pas qu'une petite rivière entre les deux communautés. Leurs univers vivaient à des centaines d'années l'un de l'autre et la traversée du pont érigé juste après la barrière vous faisait l'effet d'un véritable voyage dans le temps. Rien autour de lui ne ressemblait au monde tout juste quitté. Le long des trottoirs bordés d'arbres et de gazon s'alignaient des constructions qu'un mélange harmonieux rendait très agréable à regarder. Quelques voitures passaient sur les petites routes asphaltées, mais plus nombreux étaient les gens à se promener en cette fin de journée. Le soleil était déjà en train de glisser doucement vers l'horizon, la chaleur de l'après-midi s'était estompée, une légère brise caressait le paysage, emportant avec elle les rires des enfants, le chant des fontaines, les senteurs de l'été.
   Le regard perdu dans le décor, un simple plissement du front révélait le ton de ses pensées. Pourquoi les Zorgiens se refusaient-ils ainsi à partager leur avance technologique avec un peuple qui, outre le nom, n'en était pas moins semblable à eux ? La différence de vie entre les deux "villes" de la capitale était, à ses yeux, tout simplement outrageante et il ne parvenait pas à comprendre comment on pouvait ne même pas avoir envie de lever le petit doigt pour que cela change.
   Loin de ces réflexions, la limousine poursuivait sa route, remontant peu à peu une colline que le soleil couchant teintait de mille dégradés de rouge-orangé. A son sommet, grandiose, une espèce de forteresse aux lignes artistiques surplombait la cité et toute la vallée. D'après ce qu'il pouvait en voir, elle était constituée de deux blocs distincts, mais grâce à quelques dépendances, des jardins et leurs niveaux différents, le tout s'assemblait en une harmonie parfaite. Un large rempart en faisait le tour sans pour autant alourdir son image, protection qu'une seule et unique entrée permettait de franchir. Et pourtant...
    - Je suppose que vous préférez entrer discrètement, fit le chauffeur d'un ton placide.
   - Bien sûr, répondit Salina dans un léger sourire.
   Jusque-là sur l'unique route menant aux grilles du rempart, la voiture vira sur un chemin de terre au passage d'un bras de la petite forêt qui partageait le haut de la colline avec le château. Ils contournèrent ainsi une grande partie de la construction avant d'aller s'arrêter près d'un talus accolé au mur de protection.
   - Est-ce que vous aurez besoin de moi demain ? demanda Zlors une fois le moteur coupé.
   - Oui, et comme nous partirons assez tôt, ne rangez pas la voiture au garage, répondit la jeune fille en tendant la main vers l'ouverture de la portière.
   - Attendez, je vais le faire, lâcha aussitôt son chauffeur déjà près à quitter son siège pour mettre sa proposition à exécution.
   - Ce n'est pas la peine, répliqua-t-elle gentiment.
   D'une petite poussée, elle venait d'ailleurs de dégager le passage, espace de liberté dont, une fois encore, Zordak fut le premier à bénéficier. Loin devant le trio sorti peu après lui, il poursuivit d'un pas alerte jusqu'à un petit monticule couvert de végétations de toutes sortes où il s'assit pour les attendre. Benji comprit en le rejoignant la raison de cet arrêt pour le moins insolite. Le remblai vers lequel ils s'étaient dirigés était évidé en son centre, creusé d'un passage terminé en tunnel pour atteindre la base du rempart. Il n’hésita pas un instant à y suivre les deux femmes, intéressé, et on le comprend, de découvrir où tout cela allait les conduire. La galerie ne devait pas avoir plus de trois ou quatre mètres de long, en tous cas la luminosité y était encore suffisante pour lui permettre de voir Salina presser des deux mains sur une brique de pierre un peu plus polie que les autres. Un bruit sourd ne tarda pas à répondre à cet appel, sorte de déclic après lequel tout un pan des fondations coulissa lentement. Un petit couloir que Salina tira de l'obscurité par l'effleurement d'une touche digitale s'était ainsi dévoilé à leurs yeux. Décidément, se dit Benji, elles prenaient un chemin bien compliqué pour rentrer chez elle et il aurait été curieux d'en connaître la raison. Ses réflexions personnelles lui avaient fait perdre un peu de temps sur ses deux guides, mais Emina attendit patiemment qu'il veuille bien les rejoindre pour refermer la porte par la remise en place de la fameuse brique.
   - Il y a deux cents cinquante deux marches, lança Salina déjà à l'autre bout du couloir.
   - Génial, murmura Benji qu'un soupir avait aussitôt envahi.
   Les torches électriques qu'ils avaient ramassées sur la première marche leur suffirent amplement à grimper l'escalier sans risquer un faux pas et dégringoler. Outre le désavantage de l'obscurité, parvenir à son point le plus haut ne fut de toute façon pas un très grand exploit sportif. Un rythme régulier et deux petites pauses les y laissa à peine essoufflés au bout d'une dizaine de minutes.
   Le dernier à déposer sa lampe près du mur du palier où ils avaient pris pied l'un derrière l'autre, Benji ne put plus compter que sur ses sensations auditives pour deviner ce qui allait se passer maintenant.
   - Zordak, attends ! entendit-il murmurer peu avant d'entrapercevoir une fine rayure blanche déchirer la nuit.
   Salina jeta un œil prudent par la fente du mur qu'elle avait légèrement fait coulisser d'une tirée sur un anneau de bronze. Satisfaite de la sécurité des lieux, elle laissa son chien passer devant elle puis, d'un signe de la main, elle les invita à se glisser derrière une gigantesque tenture pendue à une vingtaine de centimètres du mur. L'anneau de bronze à peine relâché, la porte s'était mise à se refermer, laissant tout juste le temps à sa jeune "maîtresse" de venir les rejoindre.
   - C'est bon, on peut y aller.
   La plus proche du bord de la tapisserie, Emina avait une dernière fois vérifié que personne ne pourrait assister à leur curieuse arrivée avant que tous trois ne s'engagent dans un corridor chichement décoré.
   - Juste à temps pour le souper, constata Salina d'une voix satisfaite à la vue de l'horloge accrochée face à eux.
   - Vous devez encore vous changer, rappela aussitôt sa gouvernante d'un ton teintée de reproche.
   La jeune fille se contenta de lui répondre d'un sourire avant de se tourner vers Benji.
   - Je vais te montrer ta chambre. Ensuite Emina te fera monter un plateau-repas.
   Sur ce, et sans attendre une éventuelle réaction de sa part, elle commença à remonter le couloir d'un pas tranquille.
   - Cette petite aile ainsi que la tour sont une "propriété privée", reprit-elle en enlevant son foulard d'un geste gracieux. A part quelques domestiques, personne ne vient jamais ici, tu pourras donc t'y promener à ta guise. Par contre, je préférerais que tu ne te montres pas dans le reste du palais pour l’instant. Cet étage est mon préféré, poursuivit-elle toujours à deux pas devant lui, prête apparemment à lui faire faire le tour du propriétaire. Là, il y a un jardin d'hivers, lança-t-elle le bras tendu vers une double porte vitrée derrière laquelle s'étendait une immense salle surplombée très haut d'un dôme vitré et remplie de mille variétés de plantes. Ici, c'est la chambre d'Emina, là, la bibliothèque et mes appartements sont là-bas, montra-t-elle à l'autre bout du couloir. Et voici ta chambre.
   La porte de chênes massif qu'elle venait d'ouvrir dévoila une pièce assez grande, garnie de meubles dont il pouvait que deviner la fonction à cause des housses blanche dont ils étaient recouverts. Postées face à l'ouest, deux fenêtres laissaient les derniers rayons du soleil couchant venir teinter les lieux d'un voile rouge-orangé, ajoutant au charme de la pièce une pointe de poésie.
   - Sa dernière locataire était une fille, je crains donc que la décoration ne convienne pas trop à ton caractère. Mais si tu veux, Emina t'aidera à la rendre plus masculine.
   Tous deux en train de jeter un œil à la ronde, leurs regards finirent par se croiser, mais Salina ne tenta pas d'y échapper. Ils restèrent ainsi longtemps, silencieux, comme s'ils cherchaient à deviner leurs pensées respectives. Lisait-elle dans son esprit ? Benji n'avait pu s'empêcher de se le demander. Dans ses yeux, il n'avait pourtant vu aucune lueur, non juste un petit air difficile à déchiffrer.
   - Tu ne m'apprécies pas beaucoup n'est-ce pas ? laissa-t-elle échapper.
   C'était une simple constatation, ceci dit, elle l'avait un peu pris de cours et, sur le moment, il ne sut trop quoi dire.
   - C'est drôle, reprit-elle son regard d'ébène toujours mêlé au sien, comme la plupart des Dariens, je suis sûr que tu dois reprocher aux miens de ne juger la valeur des gens que sur un tatouage ou un bracelet et pourtant tu fais exactement la même chose... Je ne crois pas que ce soit plus juste dans un sens que dans l'autre et puis, j'ai toujours cru que c'était la façon de penser des esprits étroits, pas celle d'un homme capable de risquer sa liberté pour sauver un enfant... A toi de me dire si je me suis trompée... Bien, reprit-elle au bout d'un bref silence. Comme Emina dit se trouver trop vieille pour mes petites escapades, je vais avoir besoin de toi demain matin, alors tâches de te reposer car on va devoir se lever tôt.
   La main sur la poignée de la porte, son mouvement aurait dû la faire quitter sa chambre mais, le suspendant un seconde, elle lui jeta un dernier regard avant de lui souhaiter "bonne nuit" dans un léger sourire.
   Il resta un long moment à fixer la porte derrière laquelle elle avait disparue, perdus dans ses pensées. Malgré ses certitudes du début, il ne savait finalement plus trop quoi penser d'elle, ceci dit, une chose était désormais établie : elle avait une sacrée personnalité.


**********




Texte soumis à la Société Suisse des Auteurs en 1995
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Published by Sandy - dans Mes "oeuvres"
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commentaires

syboule 13/05/2008 13:14

bonne reprise du travail à toi aussi !!! bizzzzzzzzzzz

krismaro 13/05/2008 09:06

♪♪♪ petit coucou du matin pour♪♪♪♪♪♪♪te souhaiter une bonne journée♪♪♪♪♪♪♪♪ après ce long week-end doux et reposant♪♪♪♪♪♪♪ et remplis de bonheur ♪♪♪♪♪♪@+5 bisous  ton amie krismaro♪♪♪

kammy 12/05/2008 19:13

un petit coucou pour te souhaiter une bonne semaine .Bonne soirée.+5

krismaro 09/05/2008 22:55

...*..* Mon kikou du soir.............*............*Pour venir te dire bonsoir..............* ..................*J'espère que tu as passé une bonne journée........................*...............................* Moi oui et je profite de se long et beau week end.....................................*..........................................*Avec ma petite famille.......*....*..............................*...*.............*..........................*Bonne nuit a mardi.*..................*.......................* ..*.................*.....................*...*.....................................*Bisous ......*...............................*..........*........................* Ton amie krismaro.................*..............................*.......*  @@@++5.....................*...